Il y a des luttes partout, même entre les disciplines, parfois même dedans.
La plus belle des luttes, c’est peut-être celle contre la sottise, mais c’est pas la plus facile…
On n’arrête pas de le dire : la psychologie est une science et elle est assez bien fichue pour qui la connait de l’intérieur et la pratique professionnellement. Mais elle reste méconnue, cela permettant les écarts les plus cons de certains psy parfois auto-proclamés qui n’ont jamais mit les pieds dans un labo et peut-être même pas le nez dans un bouquin autre que ce pauvre Lacan, que je ne plains pas au demeuré demeurant.
Imaginez, vous êtes chercheur en biologie, ou en physique, ou même en sciences sociales voire humaines (socio, histoire…) : je parie que jamais vous n’aurez aussi mal au cœur (et peut-être plus bas pour les plus surpris) qu’un chercheur en psychologie lorsque, au détour d’un bar-tabac afin d’aller acheter des clopes ou autre, vous apercevez les magazines grand public.
Les disciplines autres que la psychologie se font un peu piquer leur savoir par des magazines, c’est vrai. Mais je ne crois pas qu’il y ait autant de détournement de savoir qu’en psychologie, car ce détournement est dans les moeurs et véhicule une image pénétrant l’imaginaire public avec vigueur au détriment de ce qui se fait en réalité…
On voit mal la quantique se faire piquer par un mag’ grand public et rester au top de ce magazine, avec sa partie à elle, pendant le temps de vie du torchon : la psycho de comptoir, en revanche, oui.
Pour répondre aux besoins de sensationnalisme, les mag’ se sentent en droit de bafouer la discipline, et nous de regarder connement (y a pas d’autres mots) le désastre sur les croyances du quidam : après tout, on se sent coupable peut-être quelque part, que la psycho des labos ne se vulgarise toujours pas suffisamment… Le retour de bâtons est là. Et il ne date pas d’hier !
Des chercheurs se sont donc demandés il y a déjà un moment, aux vues des multiples magazines traitant de phénomènes psychologiques, quels étaient les sujet abordés et les cursus des “psys” derrière l’édito. C’est pas piqué des hannetons
et il y a des petits morceaux d’articles datant de 1937 qui auraient pu être écrit hier…
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